L'Ardèche, département de la région Rhône-Alpes en France est un territoire sauvage et pittoresque, une authentique terre d'évasion tant sur les plans géographique, historique que culturel. Nombreux villages de caractère, Parc Naturel des Monts d'Ardèche, réserve des Gorges et personnages célèbres sont à découvrir…

Ecusson Vivarais

Patrimoine géographique de l'Ardèche

En dehors des partages administratifs, le département de l'Ardèche peut artificiellement être divisé en trois grandes "parties" qui regroupent sept régions naturelles et constituent un seul Pays, l'ancien Vivarais.
"Il y a des régions plus majestueuses dans notre France; il n'y en a pas, à ma connaissance, de plus originale et surtout de plus contrastée, où l'on puisse comme ici, passer en quelques heures de la nature alpestre à la nature italienne; il n'y en a pas où l'histoire de la terre et des hommes soit écrite sur le sol en caractères aussi clairs, aussi vivants."
Eugène-Melchior de Vogüé, Académicien Français. (Notes sur le Bas-Vivarais- 1893)

Le Sud de l'Ardèche,
Pays de la préhistoire, entre châtaigne et olive

C'est la partie de l'Ardèche qui se trouve au sud d'une ligne allant du Gerbier-de-Jonc à Rochemaure. Cette limite suit la plus grande masse volcanique du département.

* La Montagne Ardéchoise

"Hautes Terres" de silence, de solitude et de mystère où l'érosion a façonné le lit des rivières.

Loire au Gerbier de JoncLa Montagne Ardéchoise occupe la bordure occidentale du département, approximativement comprise entre Rochepaule (canton de Saint-Agrève) et Lespéron (canton de Coucouron), en passant par le Béage (canton de Montpezat-sur-Bauzon) et le canton de Saint-Martin-de-Valamas. Elle est constituée de reliefs montagneux excédant partout 1000 mètres d'altitude où culminent le Mont Mézenc [de mes (montagne)] à 1754 mètres, ancien volcan qui sépare le Vivarais du Velay, et le Mont Gerbier de Jonc [de juk (hauteur)] à 1551 mètres, ancien cône volcanique en forme de pain de sucre, au pied duquel naissent les sources de la Loire, sur son versant sud-ouest.

Les "Hautes Terres" de granit et de laves ont donné aux hommes qui les peuplent la sagesse de ceux qui vivent en altitude dans les grands espaces secoués chaque hiver par les tourbillons de la Burle (vent violent de neige et de cristaux des montagnes ardéchoises). Le climat montagnard est ici très capricieux. Pays de laves basaltiques issues des volcans du quaternaire, couvertes de prairies et de forêts de sapins, de hêtres, de mélèzes, c'est ici le royaume de l'herbe et des foins et une réserve de flore et faune exceptionnelles: Genêt d'or, Trolle, Alchemille, Arnica, Sençon leucophyle, Violette géante, Gentiane, Narcisse et Anémone ou rare Drosera tiennent compagnie aux Verdiers, aux Perdrix ou aux Circaètes Jean-le-Blanc solitaires. C'est aussi le pays de lacs naturels, de sources et de ruisseaux dont les eaux se déversent soit à l'Atlantique, soit à la Méditerranée, réalisant ainsi une alliance subtile de l'eau ou de la glace et du feu des anciens volcans. Ici les sombres forêts de sapins entourent ce qu'il reste des trois abbayes médiévales cisterciennes, témoignage de leurs puissances passées : Mazan, Bonnefoy, Les Chambons.

La sauvage grandeur des lieux a permis aux soldats de s'y cacher pendant la Guerre de Cent ans jusqu'au dernier conflit, en passant par les Huguenots des guerres de Religion.

Du plateau du Lignon à l'austère pays des Boutières dont les vallées descendent du Mont Mézenc, sous les feuillages lumineux des châtaigneraies, bat le coeur de l'Ardèche authentique.

Panorama Mont Mezenc

Le Mont Mézenc culmine à 1754 m, barrière rocheuse naturelle délimitant la ligne de partage des eaux entre l'océan Atlantique et la mer Méditerranée.

De vraies barrières séparent les principales vallées. Ce qui rend plus uniforme la Montagne ardéchoise, en dehors du climat, c'est la faible densité de population, aggravée par un dépeuplement du tiers de ses habitants en un quart de siècle.

Ici, l'agriculture se réduit à l'élevage; un label de qualité a été lancé pour la viande; une fromagerie s'est ouverte à Coucouron qui fabrique la fourme des hauts plateaux ardéchois.

Un grand projet de développement touristique est en cours. Dans le sport d'hiver, dans les stations de la Croix-de- Bauzon, Sainte Eulalie, l'Areilladou, le bois de Cuze, le col de la Chavade, Lachamp-Raphaël qui est aussi la plus haute commune du département à 1330 m d'altitude.

En été, certaines maisons encore couvertes de toits de genêts ou de lauzes, converties en résidences secondaires, attirent les visiteurs qui peuvent visiter les abbayes en ruines ou les églises : l'église romane et ses vitraux de Saint-Cirgues-en-Montagne; ou encore celle de Lavillate; celle de Lespéron; celle de Lachapelle-Graillouse; celle de Coucouron. Passons des églises aux petits villages de la Montagne : Usclades-et-Rieutord, Sagnes-et-Goudoulet, Lacham-Raphaël, La-Chapelle-Graillouse, dont les noms seuls venus du fond des temps, sont synonymes de labeur acharné pour les paysans qui y vivent toute l'année. Les amateurs de frissons pourront se rendre à l'auberge Peyrebeille. La ferme restaurée du Bourlatier se trouve à proximité du Gerbier-de-Jonc.

Gerbier de Jonc

Avec une altitude de 1551 mètres, le mont Gerbier-de-Jonc, ce cône de laves figées est une des curiosités naturelles les plus connues de l'Ardèche.Son ascension est relativement courte, au sommet vue panoramique des Cévennes aux Alpes, à ses pieds la source de la Loire et le village de Sainte-Eulalie. (Photoardeche )

 

Le lac d'Issarlès et son environnement est le joyau du plateau ardéchois.

 

Lac d'Issarlès

Le Lac d'Issarlès est situé à 1000 mètres d'altitude environ, entre Massif Central et Provence, ses eaux d'une profondeur de 138 mètres recouvrent le cratère d'un ancien volcan sur 90 hectares. On peut en faire le tour en suivant les sentiers pédestres, c'est un lieu de baignade réputé des mois de Juin à Septembre.

La station thermale de Saint-Laurent-les-Bains espère accueillir 10.000 curistes par an. De là on peut aller jusqu'à l'abbaye N.D. des Neiges où séjourna le père Charles de Foucauld, et pourquoi pas photographier la tour médiévale de Bornes.

* La Cévenne Ardéchoise

Paysages d'air, de lumière et de parfums subtils.

Les limites géographiques de cette région peuvent être assez variables selon les auteurs. Un compromis est de la limiter au nord par les cimes volcaniques s'étalant du Gerbier-de-Jonc jusqu'au col de l'Escrinet, à l'est par la moyenne vallée de l'Ardèche, au sud-ouest par la Lozère, au sud par la région des Vans. Elle est traversée du nord vers le sud par la départementale 104 qui relie Aubenas à Alès mais passe à distance des bourgs.

Étendue sauvage encore préservée, la Cévenne Ardéchoise abrite l'or du silence et le goût des choses simples. Les conditions climatiques sont parfois surprenantes tant l'été que l'hiver. La croissance de population est modeste et paradoxalement se fait davantage en milieu rural que dans les bourgs, sauf pour Les Vans. Au point qu'on en vint à manquer de bras pour l'entretien du complexe réseau d'alimentation en eau ainsi que pour la culture en terrasses. Paysage des CévennesIci on compte beaucoup sur le tourisme pour fournir un complément de revenus.

Le sol est fait de roches sombres: grès, schistes ou roches volcaniques qui se sont répandues là au moment où se mît en place le Massif Central, couvert de bois de pins ou de châtaigniers.
Depuis les bourgs à l'ombre des oliviers, la route des Cévennes, accidentée mais très pittoresque, traverse de profondes et larges vallées séparées par d'âpres crêtes étroites, qui ont permis la construction de quelques ouvrages hydroélectriques.

Selon l'altitude on trouve des arbres fruitiers des vignes en plaines, des châtaigniers vers 700 mètres, tandis que coulent les rivières torrentueuses et dans les veines volcaniques les eaux minérales et thermales, des rapaces planent dans un vol majestueux au dessus des arêtes schisteuses.

La Cévenne est séparée en deux par le massif du Tanargue. Le Tanargue domine tout le canton de Valgorge. L’origine du nom Tanargue remonte à l’époque celtique : Tanaris, dieu celte du ciel et du Tonnerre se manifestait violemment sur Arga, la montagne. Le Tanargue désigne ainsi la montagne du tonnerre.

La partie sud-ouest est constituée de "serres" étroits que bordent les "chams", maigres étendues planes servant aux cultures, ou les "faysses" pentes en gradins créées et entretenues par l'homme. C'est probablement la région de l'Ardèche qui a le plus souffert de l'exode rural, la population ne pouvant vivre uniquement des revenus procurés par les chèvres, les moutons et les châtaigniers, certaines maisons s'écroulent lentement, est-ce une évolution irrésistible pour le canton de Valgorge ou pour le village du "bout du monde" de Malarce-sur-Thines.

Le Haut Bassin de l'Ardèche

Il n'en est pas de même pour la partie nord de la Cévenne. Depuis Aubenas, on peut remonter les vallées en éventail, de l'Ardèche et de ses affluents, à la découverte d'un pays qui fut autrefois l'un des principaux centres de l'industrie du moulinage français. Chacune de ces vallées possède son petit centre commercial et artisanal :

• La vallée de la Volane conduit aux pittoresques villages d'Antraigues dont l'essor culturel attire les touristes et à Labastide-sur-Bézorgues.

• En empruntant la vallée de la Bourges on se dirige vers Burzet, rendu célèbre par sa procession costumée du Vendredi Saint; dans cette vallée naquit Benoît Chautard qui devint Saint Bénézet; en poursuivant on parvient au village de Péreyres autrefois célèbre pour sa fête de la myrtille. Plus haut encore, après vingt minutes de marche, on peut atteindre une oasis de fraîcheur, la cascade du Ray-Pic. En redescendant la vallée de la Bourges, après Saint-Pierre-le-Colombier on peut se diriger vers Montpezat. Sur la droite le château de Pourcheyrolles, interdit à la visite. Il n'en va pas de même de l'église N.D. de Prévenchères.

• En suivant la vallée de l'Ardèche, Thueyts, est le point de départ d'excursion sur la Haute vallée de l'Ardèche, et mérite une halte (Pont du Diable…). En allant vers la rivière on peut aller découvrir la coulée basaltique dite "la Chaussée des Géants", "L'échelle du Roi", l'échelle de la Reine.; en remontant l'Ardèche on aperçoit à gauche, la tour de Chapdenac. En poursuivant au-delà de Mayres se trouve le château des Montlaur, au pied du col de la Chavade, grâce auquel les seigneurs d'Aubenas pouvaient surveiller les "drailles" muletières qui reliaient leurs différents domaines. En revenant sur Meyras, on retrouve la haute vallée de l'Ardèche, en vue de la station thermale de Neyrac-les-Bains et en poursuivant au village

• A la confluence de la Fontaulière s'élève les ruines du magnifique château de Ventadour à Meyras, toujours en cours de restauration.

Montpezat-sous-Bauzon et N.D. de la Prévenchères;

• A Labégude on peut suivre la vallée de l'Ardèche. On arrive ainsi à Pont-de-Labeaume dominé par l'église perchée de Nieigles.

• Plus loin dans la vallée du Lignon Jaujac est remarquable par sa triade de châteaux et ses orgues basaltiques. En prenant la route du col de la Croix de Bauzon on arrive sur les limites de la Montagne ardéchoise.

• Une route en lacets conduit au château de Craux à Genestelle.

• Redescendant vers Aubenas par la vallée du Salindre, une petite route monte vers Fabras et la château du Pin.

Le bassin d'Aubenas

Deux cités presque jumelles drainent la quasi totalité de l'activité économique de la Cévenne ardéchoise : Aubenas, ville plantée sur un belvédère et capiatale commerciale du sud du département, et Vals-les-Bainsdont les eaux minérales sont à l'origine de la vocation touristique.

Aubenas est une ancienne ville fortifiée. Avec plus de 12.000 habitants, c'est la capitale de l'Ardèche du sud, vers laquelle convergent les hommes el les échanges. Elle est située au croisement de deux des principales routes de l'Ardèche de toujours: du Puy au Rhône par le col de Chavade, et de Privas à Alès par le col de l'Escrinet. La découverte de la ville commence au château et se poursuit avec le Dôme Saint-Benoît et l'église Saint-Laurent. Aubenas peut être le départ d'excursions à Ailhon, ou à la sation thermale de Vals-les-Bains bien aménagée pour les curistes et les visiteurs. En prenant la route du col de l'Escrinet, qui sépare les deux bassins d'Aubenas et de Privas, on passe près du château de Boulogne et son donjon chargé autrefois de surveiller la route. En direction d'Aubenas on peut poursuivre la découverte par l'église de Saint-Julien-du-Serre.

D'Aubenas aux Vans

Entre ces deux villes on perçoit de plus en plus l'influence méditerranéenne. On y rencontre trois belles agglomérations: Largentière, Joyeuse et Les Vans.

Afin de fixer la population et d'attirer les touristes, un parc de loisirs (Aérocity) a été créé à Lanas. La petite ville de Largentière, qui doit son nom aux mines de plomb argentifère exploitées par les romains, est l'héritière d'une longue histoire. Les environs de Largentière recèlent d'autres richesses. A Chassiers on peut voir une église XIVe; l'ancien village fortifié de Vinezac possède une remarquable église du XIIe; d'autres églises peuvent être visitées à Rochecolombe, lieu de sépulture des Vogüé, à Prunet, à Rocles. A Joannas on peut visiter l'église, le château médiéval et le château de Logères. Le village de Montréal est dominé par sa tour du XIIe. A Sanilhac, se trouve un belvédère naturel, la tour de Brison.

La petite ville de Joyeuse possède une grande enceinte fortifiée, la ville haute est riche en hôtels particuliers on peut y visiter l'église Saint-Pierre et un musée de la Châtaigne. Une promenade peut conduire jusqu'à Ribes. D'autres églises anciennes sont visibles à Saint-Jean-de-Pourcharesse et à Payzac. Monselgues - à plus de 1000 m - est le lieu d'un ancien prieuré du XIIe. Au retour on peut s'arrêter à l'église Saint-André-Lachamp.

Plus au sud on arrive aux Vans, ancienne citadelle protestante. En remontant la vallée du Chassezac, on rencontre le village de Chambonas ainsi que l'église de Naves récemment restaurée ou l'église de Gravières dont le maître-autel fut donné par l'Impératrice Eugénie.

Dans la vallée de la Thines se trouve "le village du bout du monde" à Malarce où se situe un des plus beaux joyaux de l'art roman cévenol, l'église Notre-Dame.

Dans le canton des Vans, il faut voir Banne dont le château offre un panorama sur les confins du Gard et de la Basse-Ardèche. Non loin la commanderie templière de Jalès se visite. Et retour aux Vans par le Bois de Païolive, véritable chaos rocheux, gigantesque labyrinthe de roches blanches et grises aux formes fantastiques, coupé par le canyon de Chassezac.

* Le Bas-Vivarais ou Ardèche Méridionale

Le Bas-Vivarais est situé dans la région la plus méridionale du département. Il se compose pour l'essentiel des deux cantons de Villeneuve-de-Berg et de Vallon-Pont-d'Arc et s'étend de Villeneuve-de-Berg et Rochemaure au nord à Bourg-Saint-Andéol au sud, de Viviers à l'est jusqu'aux Vans à l'ouest.Olivier, coquelicots

L'Ardèche Méridionale est faite de terres colorées, baignées de lumière où se mêlent les senteurs du thym et de la lavande avec les chants des cigales, sous le soleil et le vent, dans les garrigues embaumées, les oliveraies et les bois de chênes-verts.

On trouve ici de prestigieux témoins du passé, qui sont pour la plupart d'anciens lieux fortifiés: Vogüé, Balazuc, Saint-Thomé, Ruoms et Villeneuve-de-Berg qui se trouve en limite du Coiron, chaque village est à la croisée des chemins de l'histoire et conserve un témoignage d'une civilisation ancienne.

Cette partie du département est en nette croissance démographique surtout pour la région aux environs d'Aubenas.

Ici le tourisme est essentiellement basé sur la nature, la beauté des paysages, la végatation méditerranéenne et les rivières. L'eau attire les baigneurs, les amateurs de canoë-kayak et de rafting.

Partant d'Aubenas par la RN102, on traverse Lavilledieu, de là on peut se diriger vers Lussas sur les pentes du Coiron, et visiter les vestiges des oppida de Jastres.

• Poursuivant la RN 102, on parvient à Villeneuve-de-Berg, ancienne bastide royale fondée en 1284 par Philippe III le Hardi et l'abbé Mazan. De là, au Pradel on peut visiter l'ancien domaine d'Olivier de Serres.

Revenir vers Villeneuve de-Berg, en direction de la vallée de l'Ardèche par la D103, s'arrêter à Saint-Germain, à gauche une petite route conduit à la "plus petite église de la chrétienté" à Sauveplantade.

• A Vogüé, le château domine le village . On peut poursuivre par la D 579, en se rendant à Balazuc, village perché au dessus de l'Ardèche, perle de la région. En revenant sur la D 579 en direction du sud, entre Balazuc et Pradons, le château de la Borie où se négocia une trêve entre catholiques et protestants.

• On aborde ensuite Ruoms, ancienne ville médiévale très accueillante et son défilé de roche en direction de Largentière, route taillée à même la roche suivant le cours de la rivière. Un peu plus loin le village de Labeaume dont les escarpements rocheux sont couronnés de vieux édifices.

Au sud, le rocher de Sampzon offre une vue imprenable sur le bassin du Vallon, l'Ardèche et les Cévennes.

Près de Ruoms, le Mas de la Vignasse où vécut Alphonse Daudet.

• La D 579, conduit ensuite à Vallon-Pont-d'Arc, capitale du tourisme ardéchois. Grotte Chauvet- Cette terre est si ancienne que l'homme peut y trouver ses racines au delà de la préhistoire, il y a 30.000 ans, aux origines de l'humanité naissante, qui nous a laissé ses plus anciens témoignages rupestres (Grotte Chauvet).
Ailleurs dans la profondeur des grottes aménagées et avens millénaires, les gouffres dévoilent les mystères du monde souterrain.

Une petite route départementale conduit à Lagorce. En se dirigeant vers le sud, on peut s'arrêter à Labastide-de-Virac dont le château fut épargné par Richelieu. De là, on peut se rendre à Orgnac-l'Aven où l'on trouve côte à côte une grotte aménagée et un musée de préhistoire. D'autres grottes sont ouvertes dans le périmètre à Saint Remèze, à Saint-Marcel, ou à Saint Ambroix dans le Gard (grotte de la Cocalière).

Les Gorges de l'Ardèche (SC)

Dans le Bas Vivarais on peut aller à la découverte d'un authentique Canyon façonné par l'Ardèche au fil du temps, sur plus de 37 kilomètres, dont l'accès est signalé par un un portique monumental de calcaire, le Pont d'Arc (SC) de soixante six mètres de largeur et d'une hauteur de quarante mètres. Ce site de l'Ardèche méridionale, classé Réserve Naturelle depuis 1980, représente aujourd'hui un des endroits les plus visités d'Europe.

Les gorges de l'Ardèche sont au centre d'un paradis de la flore et de la faune (Réserve des Gorges de l'Ardèche, créée le 18-01-1980). Ici le chêne vert ou le chêne kermes, ailleurs le chêne pubescent, le rouvre ou le chêne pédonculé, ailleurs encore de nombreuses variétés de genêts. Parmi les fleurs iris, pervenches, cyclamens et pivoines sont encore présentes alors que jasmin et orchidée se font rares. Sur les falaises, hirondelles des rochers, martinets et choucas sont en concert. Le soir s'y joignent les chauves-souris, tandis que plus haut dans les cieux s'exhibent les vautours percnoptères et les aigles Bonelli dont il ne reste que quelques couples, à la recherche de nourriture: lapin de garrigue, lézards, souris ou vipère à collier.

Pays de la garrigue, de la lavande, de l'olivier, de l'amandier, on cultive ici la vigne, les céréales et les fruits Le cirque de Gens près de Ruoms est un site somptueux creusé la encore par l'Ardèche où les amateurs d'escalade s'en donnent à coeur joie: rocher d'Autridge, de la Cathédrale, de la maladrerie des Templiers, de la Coucourde, de la Gorgine, et du canyon de Pissevieille (au fond de la vallée du Tiourre) .

Plan des Gorges de l'Ardèche

De nombreux belvédères dont les noms sont liés aux différents sites, ont été aménagés sur l'itinéraire, de 20 km environ, empruntant la D 290 entre Vallon et Saint-Martin-d'Ardèche. Le belvédère du Serre de Tourre, ceux de Gaud, de Gournier, de la Madeleine et de la Cathédrale, du balcon des Templiers, du Ranc-Pointu, permettent de profiter au mieux de la vue, avant d'en terminer avec les gorges à Sauze. Autrefois, le site était tellement isolé et difficile d'accès, qu'il permis l'implantation d'une maladrerie templière destinée à accueillir les victimes de la peste de retour de croisade. Des vestiges de cet édifice sont encore visibles aujourd'hui.

La façade rhodanienne de l'Ardèche du sud

Elle se compose de deux cantons : Viviers et Bourg-Saint-Andéol. On est ici sur le grand axe rhodanien, la circulation nord-sud domine tout : le fleuve, l'autoroute ou la voie du TGV. La région vit l'aventure nucléaire avec les centrales du Tricastin et de Marcoule qui se trouvent aux franges des bassins de Montélimar et Pierrelatte, dont les cantons ardéchois partagent les vicissitudes.

Dans cette partie du département la population est en croissance continue, mais avec d'importantes difficultés de reconversion : l'abandon du centre ferroviaire du Teil explique pour une grande part la chute de population de la ville. De même que la fermeture d'une usine de carrelage à Bourg-Saint-Andéol fut vécu comme une catastrophe. Les seules grandes activités industrilles demeurent les cimenteries et le textile. Pour le rste, en dépit de certains efforts, il faut souvent franchir le Rhône pour travailler. Bourgt-Saint-Andéol n'a pas pu réaliser ses projets de base nautique ou de zone industrielle; les projets de villages de vacances et de parc d'attraction ont échoué à l'exception du Domaine d'Imbours à Larnas.

La croissance de population s'explique par l'attrait exercé à l'égard des activités drômoises, ainsi que par le climat qui attire ici certaines populations. Le tourisme compte peu en dépit de la proximité des gorges de l'Ardèche.

La ville du Teil, née du chemin de fer et de l'industrie compte une curieuse Église romane dans le faubourg de Mélas. Elle abrite également un lieu de mémoire, le Musée départemental de la Résistance en Ardèche. A peu de distance, par la N 102, après Mélas il ne faut manquer de se rendre à Alba-la-Romaine.

Le village perché de Saint-Thomé est riche d'une église et d'une chapelle romanes, au bord de l'Escoutay.

Dans la ville de Viviers on trouve de nombreuses richesses réparties sur la ville haute et la ville basse. Outre la cathédrale, on dit de cette ville d'art qu'elle est un musée à ciel ouvert.

En quittant Viviers, on trouve un embranchement qui conduit vers le village médiéval de Saint-Montan dominé par les ruines de la citadelle féodale. Puis une route conduit à Larnas où l'on peut découvrir une des merveilles de l'art roman vivarois: l'Église Saint-Pierre de Larnas. On peut poursuivre en direction de Saint-Remèze et le château de Rochemure. Tout proche l'Aven Marzal propose un musée du Monde Souterrain et un zoo préhistorique. A proximité le village de Bidon abrite un musée de l'Ardèche méridionale et un musée de la Vie.

Nous arrivons enfin dans la noble cité de Bourg-Saint-Andéol, qui offre de nombreux bâtiments remarquables. Dans le vallon de Tourne on peut voir un bas-relief consacré au culte du dieu Mithra.