John Fitzgerald Kennedy est né le 29 mai 1917 à Brookline, une banlieue de Boston dans le Massachusetts. Ses parents, Joseph Patrick Kennedy et Rose Elizabeth Fitzgerald sont les descendants d'une famille catholique originaire d'Irlande. Son père était l'ambassadeur des États-Unis au Royaume-Uni avant la Seconde Guerre mondiale, et est considéré comme l'un des hommes les plus riches des États-Unis. Le jeune John Fitzgerald est le deuxième des neuf enfants du couple, il reçoit une éducation dans l'une des meilleures écoles privées à Wallingford, Connecticut. À 18 ans il intègre l'université de Princeton mais il doit interrompre ses études pour raison de santé. Il est diplômé de Harvard College en 1940. Pendant l'été il visite le Royaume-Uni où son père est ambassadeur ainsi que d'autres pays en Europe, il écrit sa thèse sur le manque de préparation de la Grande Bretagne à la seconde guerre mondiale. Il est diplômé avec mention à 23 ans, sa thèse sera publiée sous le titre "Why England Slept" (Pourquoi l'Angleterre dormait).
Il se marie avec Jacqueline Lee Bouvier le12 septembre 1953, l'année de son élection au Sénat. Ils eurent deux enfants vivants: Caroline et John Jr dit John-John.
Il est contraint de se faire opérer à plusieurs reprises en raison de problèmes de colonne vertébrale, catholique pratiquant, il recevra l'extrême onction trois fois. En 1956, il publie "Profiles in Courage" dans lequel il écrit la biographie de huit héros de la politique qui ont risqué leurs carrières pour défendre leur point de vue. Ce livre recevra le Prix Pulitzer le 6 mai 1957.
Engagement militaire
Seconde Guerre Mondiale
Au printemps 1941,
J.F. Kennedy veut s'enrôler dans l'armée mais il est déclaré inapte en raison de ses problèmes de dos. Son père intervient auprès des autorités de la Marine qui l'acceptent. Il servira dans la flotte du Pacifique et devient commandant d'un lance torpille avec le grade de lieutenant.
Le 2 août 1943, le PT 109, la vedette lance torpille, est éventré par un contre-torpilleur japonais au large des îles Salomon. Kennedy est projeté sur le pont sa blessure au dos s'aggrave; il réussit malgré tout à haler un membre de son équipage blessé et à nager sur près de cinq kilomètres et à mettre pied sur un îlot désert où son équipage sera récupéré. Ce fait d'arme lui vaudra la "Navy & Marine Corps Medal" avec la citation suivante:
"For heroism in the rescue of 3 men following the ramming and sinking of his motor torpedo boat while attempting a torpedo attack on a Japanese destroyer in the Solomon Islands area on the night of Aug 1-2, 1943. Lt. KENNEDY, Capt. of the boat, directed the rescue of the crew and personally rescued 3 men, one of whom was seriously injured. During the following 6 days, he succeeded in getting his crew ashore, and after swimming many hours attempting to secure aid and food, finally effected the rescue of the men. His courage, endurance and excellent leadership contributed to the saving of several lives and was in keeping with the highest traditions of the United States Naval Service."
(Le lieutenant Kennedy, au cours de l'attaque d'un destroyer japonais a vu son navire éperonné et coulé. Il a dirigé le sauvetage de son équipage et a personnellement sauvé trois hommes dont l'un était sérieusement blessé. Au cours des six jours qui ont suivi il a pu ramener son équipage à terre .... Son courage, sa ténacité et ses qualités de chef ont permis de sauver plusieurs vies, maintenant ainsi les traditions de la Marine des États-Unis).
Kennedy recevra également la prestigieuse décoration "Purple Heart" attribuée aux soldats américains blessés par l'ennemi .
Il est démobilisé au début de 1945 quelques mois avant la capitulation du Japon.
Carrière politique
Après la Seconde guerre mondiale, Kennedy revient à Boston, rejoint les Démocrates et débute une carrière politique en se faisant élire à la Chambre des Représentants dans une circonscription en majorité démocrate. Il est réélu deux fois malgré ses positions qui ne sont pas toujours en accord avec celles du président Truman ou du Parti démocrate (1947-1953).
Candidat au siège de sénateur avec le slogan: "Kennedy en fera plus pour le Massachusetts". Il réussit à battre son concurrent républicain le sénateur sortant Henry Cabot Lodge Jr. Il s'oppose aussi au sénateur Joseph McCarthy qui mène une campagne agressive pour extirper les soi-disant espions communistes au sein du gouvernement. Il restera Sénateur de 1953 à 1961.
L'élection présidentielle
Kennedy se déclare candidat en 1960. Le Parti démocrate doit choisir entre les sénateurs Humbert H. Humphrey, Lyndon B. Johnson et Adlai Stevenson. Kennedy emporte les élections primaires dans certains Etats clés comme le Wisconsin et la Virginie et obtient la nomination de son parti à la Convention nationale. Son co-listier sera le Texan Lyndon B. Johnson qui est soutenu par les Etats du sud. Pendant la campagne électorale les candidats s'affrontent au cours de quatre débats télévisés. Ces débats sont considérés comme des évènements politiques car c'est la première fois que la télévision joue un rôle important dans une élection et que la manière de se tenir face à une caméra prend de l'importance.
Au cours du premier débat, le 26 septembre 1960, la politique intérieure est abordée. Le second débat, le 7 octobre, porte principalement sur la participation des Etats-Unis dans deux petites îles près des côtes chinoises; le 13 octobre le débat se poursuit sur le même sujet. Enfin le 21 octobre les candidats aborderont les relations américaines avec Cuba. Nixon qui relève d'une courte hospitalisation apparaît amaigri, la voix éteinte, mal habillé et refuse d'être maquillé; Kennedy revient bronzé de sa campagne en Californie, il parait confiant et détendu et défend vigoureusement un nouveau "leadership".
L'élection a lieu le 8 novembre 1960; Kennedy est élu à une très faible majorité (113.000 voix) contre Richard Nixon. Il a quarante-trois ans quand il devient le plus jeune président élu (Théodore Roosevelt était plus jeune mais avait accédé à la présidence après l'assassinat de W. McKinley).
Sous sa Présidence
1961
• 20 janvier: Investiture
de John F. Kennedy, trente-cinquième président des Etats-Unis. La conclusion de son discours d'investiture, ce jour là, est resté dans la mémoire des américains:
"…And so my fellow Americans: ask not what your country can do for you, ask what you can do for your country."
"My fellow citizens of the world: ask not what America will do for you, but what together we can do for the freedom of man."…
(Vous qui, comme moi, êtes américains, ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez vous ce que vous pouvez pour votre pays. Vous qui, comme moi, êtes citoyens du monde, ne vous demandez pas ce que les États-Unis peuvent faire pour le monde, mais demandez vous ce que vous pouvez faire pour le monde).
• 2 février: Kennedy propose au Congrès sa politique sociale afin de mettre fin à la récession économique. Elle inclut un programme de tickets-nourriture et un accroissement des allocations pour les chômeurs et les personnes sans ressources.
• 1er mars: Kennedy signe un décret créant les "Peace Corps" d'Américains volontaires pour servir à l'étranger, l'une des institutions les plus marquantes de son gouvernement.
• 28 mars: Kennedy lance un programme d'armement parmi les plus importants en temps de paix. Il double le nombre de missiles nucléaires balistiques intercontinentaux Polaris et augmente le nombre de bombardiers stratégiques ainsi que celui des autres missiles; il accroît aussi le nombre de divisions en état d'alerte et quadruple les unités de luttes anti-guérillas.
• 16-18 avril: Kennedy approuve un plan initialement préparé par son prédécesseur D. Eisenhower, pour renverser le président cubain communiste Fidel Castro. Avec l'aide de la CIA, 1500 réfugiés cubains retournent dans l'île et tentent de rallier la population; c'est un échec qui est connu sous le nom de l'invasion de la "Baie des cochons". En moins de deux jours le gouvernement castriste tue ou fait prisonnier les exilés et Kennedy doit négocier leur libération. Elle sera obtenue après 20 mois de négociations, au prix de 53 millions de $ en nourriture et médicaments. Kennedy, dans un discours, se déclare seul responsable du désastre de la Baie des Cochons, mais en privé, il indique que la CIA lui a menti et l'a manipulé pour qu'il donne l'ordre de l'invasion totale de Cuba. Le reste de son mandat sera donc marqué d'une certaine méfiance entre Kennedy et les services secrets (CIA, FBI, Secret Service.)
• 25 mai: Kennedy annonce le lancement d'un programme spatial pour qu'un Américain mette le pied sur la Lune avant un Soviétique. C'est le discours mettant au jour la "new frontier" de l'espace.
• 13 août: le gouvernement Est-allemand sous le contrôle de l'URSS débute la construction du Mur de Berlin séparant les secteurs Est et Ouest de la ville afin d'empêcher la fuite de la population. Bien que cet acte soit contraire à l'accord entre les quatre grandes puissances, Kennedy ne l'empêchera pas et il ne fera pas grand chose lors de son extension sur 155 km de frontière.
• 3 septembre: Kennedy signe la loi sur le salaire minimum et étend son domaine d'application.
• 30 septembre: un étudiant noir s'inscrit pour la première fois à l'université d'Etat du Mississippi; des manifestants s'opposent à la déségrégation et le ministre de la justice, Robert Kennedy – frère du président – utilise 23000 agents fédéraux pour contrer les manifestants. Les échauffourées font deux morts parmi les manifestants et 160 blessés parmi les forces de l'ordre.
1962
• 14 octobre: des avions espions américains de type U2 photographient des sites de missiles nucléaires soviétiques en construction à Cuba. Kennedy est confronté à un dilemme: soit il attaque les sites en risquant une confrontation nucléaire avec l'URSS, soit il ne fait rien et les États-Unis doivent vivre sous la menace d'armes nucléaires tactiques près d'eux.
• 22 octobre : Crise des missiles de Cuba, discours de JFK qui annonce son intention d'un blocus naval de Cuba afin de prévenir l'arrivée d'autres missiles et entame des négociations avec le président soviétique Nikita Khrutchev. Il demande à l'Union Soviètique de démanteler et d'enlever les missiles et les bombardiers qui ont été détectés.
• 28 octobre : par les canaux diplomatiques, Khrutchev accède à la demande des Etats-Unis. Un accord sera trouvé après plusieurs semaines de négociations diplomatiques, les États-Unis s'engageant à ne pas envahir Cuba et à retirer leurs missiles implantés en Turquie.
1963
• 10 juin : John F. Kennedy fait sa première grande allocution axée sur la course aux armements et la menace qu'elle fait peser sur la paix dans le monde, à l'Université américaine de Washington D.C.
• 11 juin: Kennedy prononce un discours sur les droits civiques "nous sommes, à la fois en tant que pays et en tant que peuple, face à une crise des valeurs morales".
• 26 juin: Kennedy visite Berlin-Ouest et dans un discours resté célèbre, devant plus d'un million de Berlinois, il y proclame "Ich bin ein Berliner" (je suis un berlinois)
• 28 août: Kennedy rencontre Martin Luther King et les autres dirigeants du mouvement pour les droits civiques après une manifestation devant le mémorial au président Lincoln qui rassemble plus de 250.000 américains.
• 7 octobre: Kennedy signe le Traité d'interdiction des essais nucléaires, le premier permettant d'envisager un désarmement.
• 11 octobre 1963: Kennedy signe le mémorandum de sécurité nationale numéro 263 ordonnant un désengagement des conseillers militaires américains au Viet-Nam et un accroissement de l'aide pour l'entraînement des forces Sud-vietnamiennes. Mais il prévoit également de retirer tous les soldats américains, sans exception, avant 1965.
• 21 novembre: Kennedy prépare sa politique de "lutte contre la pauvreté" pour son programme d'action à mettre en œuvre en 1964.
• 22 novembre: assassinat du président Kennedy en visite à Dallas, Texas. (Il est emporté par l'Air Force One jusqu'à Arlington pour son enterrement le 25 novembre)
Politique intérieure
L'un des problèmes les plus importants auquel Kennedy
doit faire face est celui de mettre fin aux mesures discriminatoires contre les minorités ethniques qui restent légales dans certains Etats. Le combat pour les droits civiques des Noirs s'intensifia et la Cour Suprême fit tomber, les uns après les autres, les différents bastions ségrégationnistes du Sud. Un arrêt de la Cour suprême de 1954 interdisait la ségrégation dans les écoles publiques mais il était resté lettre morte dans de nombreux Etats du Sud. Par ailleurs, des mesures discriminatoires restaient toujours en vigueur dans d'autres lieux publics tels que les transports urbains, les cinémas, les restaurants, etc…
Kennedy milite contre la ségrégation raciale, en prenant pour modèle Abraham Lincoln. Il soutient Martin Luther King, et le rencontre lors de sa marche sur Washington en 1963.
Kennedy, et son jeune frère Robert, nommé non sans surprise Attorney General (Ministre de la Justice), n'ont pas hésité à utiliser les forces fédérales pour contrer la ségrégation raciale dans les écoles du Mississippi et de l'Alabama.
Il fait beaucoup pour la conquête de l'espace, en lançant le Programme Apollo ("We choose to go to the moon" - (Nous choisissons d'aller sur la lune).
Sur le plan social, son programme de "Nouvelle frontière" vise à améliorer le sort des classes modestes et des droits civiques de ses concitoyens noirs. Sur ces objectifs, le président Kennedy se heurte souvent, ce qui est courant aux États-Unis, à un Congrès dont la majorité n'est pas celle de son courant politique.
Politique étrangère
Le mandat de Kennedy est marqué par la guerre froide entre l'Union soviétique et les Etats-Unis et les crises majeures destinées à contrer l'expansion communiste. Au début de sa présidence il pense que le monde peut s'améliorer par des moyens pacifiques et il créé le "Peace Corps" (Le régiment pacifique). Ce programme, qui existe toujours, permet à des volontaires américains d'aider les pays sous-développés dans les domaines de l'éducation, de l'agriculture, de la santé et du bâtiment. Kennedy développa des liens d'amitié étroits avec le Royaume-Uni et le Canada. C'est la première fois de l'histoire des États-Unis qu'un président américain développe autant d'amitié avec le Canada.
A l'égard de l'URSS et de ses satellites, JFK fit preuve d'une très grande fermeté, S'il a dénoué avec succès la crise des missiles de Cuba en 1962, en prenant un risque nucléaire énorme, il a réussi à convaincre Moscou de retirer ses missiles de l'île.
La crise de Cuba montre que le risque d'une guerre nucléaire n'est pas négligeable d'où son attitude plus mesurée en Europe même quand l'Allemagne de l'Est lancera la construction du mur de Berlin et que les pays du bloc de l'Est rendront leurs frontières quasiment étanches.
Après une tentative de retrait Kennedy essayera malgré tout de contenir l'expansion soviétique en envoyant des conseillers militaires, puis des troupes, au Vietnam, il a cependant engagé irréversiblement son pays dans ce qui allait devenir en 1964 la guerre du Vietnam.
Kennedy défend la signature d'un traité d'interdiction des essais nucléaires dans l'atmosphère pour lutter contre la prolifération des armements et contre les effets à long terme des retombées radioactives. Les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union Soviétique en seront les premiers signataires et Kennedy considèrera que c'est une des actions majeures de son gouvernement.
Fin de vie
L'assassinat
John F. Kennedy dans sa limousine juste avant son assassinat
John F. Kennedy meurt assassiné le 22 novembre 1963 sur Elm Street à Dallas, au Texas. Il est immédiatement transporté au Parkland Hospital où le Dr Malcolm Perry lui pratique une trachéotomie, au niveau d'une blessure de la trachée. Puis le corps est transporté par "Air Force One" l'avion présidentiel, à l'hôpital militaire de de Bethesda, pour y être autopsié.
Le jour des funérailles de JFK, en présence de Jacquline Bouvier-Kennedy de John-John (salut),
de Robert et Edward
Tombe de J.F. Kennedy avec sa flamme éternelle
dans le Cimetière National d'Arlington, en Virginie, près de Washington, DC.
Lee Harvey Oswald est officiellement reconnu comme son assassin, mais de nombreuses personnes croient qu'il s'agissait en fait d'une conspiration.
Enquêtes sur l'assassinat
Faits troublants :
• 13 mai 1956: Dans le magazine Parade, l'astrologue Jeane Dixon annonce que "le Président élu en 1960 mourra assassiné ou à son bureau, pas nécessairement pendant son premier mandat". Prédiction qui "se réalisera" avec l'assassinat de John F. Kennedy en 1963, au contraire de bien d'autres de ses visions.
• 10 octobre 1963: Un rapport de la CIA est envoyé au FBI pour lui signaler le comportement bizarre d'un ancien marine du nom d'Oswald à Mexico.
• 1er novembre 1963: L'agent du FBI James Hosty se présente chez les Paine (propriétaire de l'appartement où loge Oswald) et demande à rencontrer Lee Harvey Oswald.
• 4 novembre 1963: L'agent spécial Gerald A. Behn, chef du groupe d'agents responsables des services de sécurité de la Maison Blanche, demande à Forrest Sorrels de visiter trois endroits où le déjeuner en l'honneur de JFK pourrait être organisé le 22 novembre à Dallas: le Market Hall, le Women's Building et le Trade Mart. C'est le 3ème lieu qui sera choisi par Sorrels, jugeant que les problèmes de sécurité posés par le lieu pouvaient être résolus.
• 8 novembre 1963: Aucun individu dangereux n'est signalé à l'agent Winston G. Lawson, dans le territoire relevant du bureau régional des Services Secrets, territoire comprenant Dallas et Fort Worth.
• 10 novembre 1963: D'après Garland G. Slack, tireur amateur, un homme du nom de Lee Harvey Oswald se présente sur un stand de tir près de Dallas et tire volontairement sur sa cible. Pour s'excuser, il déclare ensuite "qu'il avait pensé qu'il s'agissait de ce fils de pute de Kennedy".
• 15 novembre 1963: Le choix du Trade Mart comme endroit éventuel du déjeuner est annoncé pour la première fois par le Dallas Times-Herald.
• 17 novembre 1963: Un bureau du FBI à La Nouvelle-Orléans reçoit un télex de Washington indiquant qu'il y aurait une tentative d'assassinat contre le Président Kennedy le 23 novembre à Dallas.
• 20 novembre 1963: Une prostituée du nom de Rose Cheramie est retrouvée rouée de coups le long d'une route de Louisiane. Elle déclare aux médecins qui la soignent que Kennedy va être assassiné. Ceux-ci ne la croient pas, car elle est sous l'emprise de la drogue.
• 22 novembre 1963: John F. Kennedy meurt peu de temps après son arrivée au Parkland Memorial Hospital. Plusieurs coups de feu l'avaient atteint à 12h30, alors que le cortège présidentiel se trouvait sur la Dealey Plaza.
• 24 novembre 1963: Alors qu'il était détenu et interrogé au commissariat central de la police de Dallas depuis son arrestation le 22 novembre, Lee Harvey Oswald - suspecté d'avoir tiré sur John F. Kennedy - est tué en direct face aux caméras de télé. Son assassin est Jack Ruby, propriétaire de nombreuses boîtes de nuit de Dallas.
• 25 novembre 1963: Jim Garrison fait arrêter David Ferrie, l'interroge et le confie au FBI. Il trouve son témoignage incroyable: Ferrie prétend que s'il est allé à Houston le 22 novembre au matin c'était pour faire du patin à glace.
• 25 novembre 1963: Funérailles nationales pour John F. Kennedy, qui sera ensuite enterré au cimetière national d'Arlington.
• 26 novembre 1963: Par un câble envoyé à Washington, l'ambassadeur des Etats-Unis à Mexico déclare qu'à ses yeux la culpabilité de Fidel Castro dans l'assassinat de JFK ne fait aucun doute.
• 29 novembre 1963: Le magazine Life publie en exclusivité mondiale une sélection d'images en noir et blanc tirées du film d'Abraham Zapruder.
• Samedi 7 mai 1977: Sturgis lie le Watergate à l'assassinat de JFK. Dans une interview au San Francisco Chronicle, Frank Sturgis, un des voleurs du Watergate, déclare: "the reason we burglarized the Watergate was because Nixon was interested in stopping news leaking related to the photos of our role in the assassination of President John Kennedy".
( "La raison pour laquelle nous avons cambriolé le Watergate est que Nixon voulait arrêter la fuite d'informations relatives aux photos de notre rôle dans l'assassinat de John Kennedy").
Les commissions d'enquêtes :
1° la Commission Warren
• 29 novembre 1963: Par le décret n°11130, le président Lyndon B. Johnson ordonne la création de la Commission d'enquête sur l'assassinat de John F. Kennedy, présidée par Earl Warren président de la cour suprême des Etats-Unis. Il a ainsi, d'après les termes du futur Rapport Warren, "voulu éviter des enquêtes parallèles et [...] décidé de confier la recherche des faits à un organisme investi des pouvoirs les plus larges".
• 27 septembre 1964: Publication du Rapport Warren
La Commission Warren publie son rapport (26 volumes et 50.000 pages) sur l'assassinat du président John F. Kennedy et conclut à la seule culpabilité de Lee Harvey Oswald dans le crime du 22 novembre 1963.
2° Enquêtes du FBI
"Federal Bureau of Investigations"
• 27 août 1964: Le "Federal Bureau of Investigations" (FBI) fait son auto-critique.
Suite à l'assassinat du président John F. Kennedy, le FBI a recueilli les dépositions de témoins de l'assassinat de JFK, du meurtre de l'officier de police Tippit ainsi que d'autres déclarations de témoins à des titres divers. Ils offrent le complément de ressources nécessaires à la compréhension des évènements du 22 novembre 1963 à Dallas. Ce rapport expose les preuves incriminant Lee Harvey Oswald dans l'assassinat du Président John F. Kennedy.
3° L'enquête Garrison
En 1967, Jim Garrison, District Attorney à la Nouvelle-Orléans, s'élève contre les conclusions de la Commission Warren et décide de mener une contre-enquête. Son entreprise sera finalement un échec en raison de nombreuses causes complémentaires.
4° Le H.S.C.A.
"House Select Committee on Assassinations"
• Vendredi 17 septembre 1976: une nouvelle Commission d'enquête sur la mort de John F. Kennedy est constituée par le Congrès: le House Select Committee on Assassinations (HSCA).
• Mardi 17 juillet 1979: Le "House Select Committe on Assassinations" (HSCA) rend son rapport (un volume de 7714 pages). A la surprise générale, il conclut à une "probable conspiracy" ("la probabilité de l'existence d'une conspiration") dont le HSCA se dit incapable d'identifier les acteurs.
Ce rapport est donc en totale contradiction avec le rapport de la Commission Warren de 1964, qui concluait à la seule culpabilité de Lee Harvey Oswald.
5° L'A.R.R.B.
"Assassination Records Review Board"
En 1992, le Congrès adopte la "JFK Act" qui ordonne la réunion et l'ouverture de tous les dossiers se rapportant à la mort du Président. (268.116 rapports enregistrés).
• 30 septembre 1998: Publication du rapport de l'ARRB : Afin de poursuivre l'effort d'ouvrir les documents confidentiels des agences pouvant permettre au gouvernement de rétablir sa crédibilité, l'ARRB fait une série de dix recommandations.
Faits anecdotiques
- Kennedy devint célèbre après l'incident du PT-109, dans lequel son bateau fut coulé pendant la Guerre.
- 19 mai 1962: Marilyn Monroe chante “Happy Birthday” pour célébrer le quarante-cinquième anniversaire du président au Madison Square Garden. Cette séquence enregistrée par la télévision fait partie des grands moments de la petite histoire et alimente les potins sur la liaison entre elle et le président.
- Lorsque le président Kennedy prononce sa célèbre phrase: "Ich bin ein Berliner", des rires se mèlent aux cris d'approbation. Effectivement, dans la langue allemande, "ein Berliner" signifie très souvent "un beignet". Un allemand aurait dit "Ich bin berliner".
Reconnaissances et Eponymes
- Le portrait
de J.F. Kennedy figure sur la pièce d'½ dollar (Half-Dollar).
- Son nom a été donné à de très nombreux sites et bâtiments tels que :
•l'aéroport international de New-York (JFK airport),
•le théâtre de Washington (Kennedy Center) ou
• le centre de tir spatial de Floride (Kennedy Space Center)
• le porte-avions USS JF Kenedy;
•la John Fitzgerald Kennedy Library - Columbia Point - Boston, Massachusetts
•… et de nombreux autres .
Surnom :
"JFK" or "Jack"
Citations :
"Let the word go forth from this time and place, to friend and foe alike, that the torch has been pased to a new generation of Americans--born in this century, tempered by war, disciplined by a hard and bitter peace, proud of our ancient heritage--and unwilling to witness or permit the slow undoing of those human rights to which this Nation has always been committed, and to which we are committed today at home and around the world."
John F. Kennedy lors de son discours d'investiture
"Ask not what your country can do for you, ask what you can do for your country".
(Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays.)
"Ich bin ein Berliner", dans le discours prononcé à Berlin-Ouest enclavé au milieu de l'Allemagne de l'Est pour annoncer clairement que les USA ne tolèreraient pas que soit remis en cause le statut occidental du secteur de Pankow.