Superficie: 3094 ha ; Altitude: 600 m ; Population (en 1999): 117 habitants
Commune très étendue, vallonée
Un peu d'histoire :
Quatre familles se sont succédées dans cette seigneurie: Pierregourde, Barjac, Maugiron et Veynes. Succursale de Pierregourde. Le nom désignait autrefois deux hameaux différents qui avec d'autres faisaient partie de la terre de Pierregourde*. On disait autrefois Gilhac en Pierregourde et Bruzac en Pierregourde.
- Commune détachée de Pierregourde et érigée en commune indépendante en 1790. Pierregourde a été rattachée à Gilhac-et-Bruzac en 1883.
- Chapelle ancienne de Bruzac.
- Temple de Gilhac,
dit de Girbaud à Pierregourde. Dès 1561, une Eglise est "dressée" à Pierregourde. Le seigneur lui-même, Louis de la Marette, adhère un peu plus tard à la Réforme. Lorsque, au début de la troisième guerre civile, en 1568, Jacques de Crussol fait pour le service de Condé de grandes levées de troupes, en Languedoc et en Dauphiné, le seigneur de Pierregourde commande le régiment des volontaires du Bas-Vivarais, comptant onze enseignes. Au cours d'un engagement, à Mensignac, près de Périgueux, Louis de la Marette périt héroïquement. C'était, dit Brantôme, "un fort beau et honnête gentilhomme et de fort bonne grâce et fort vaillant".
Au cours des guerres -civiles, le château de Pierregourde demeura presque toujours aux mains des protestants. Il ne parait pas avoir été, d'ailleurs, l'objet d'aucune attaque sérieuse. Jacques de Chambaud, chef des protestants, y rassembla des troupes en 1586. Un état de 1742 évalue à 100 le nombre des familles nouvelles converties de la paroisse de Bruzac. Le temple actuel date de 1872 (photo ci-contre).
Curiosités :
- C'est la commune la plus importante du département par la superficie. Mais la commune n' a pas de village, elle s'est constituée autour de deux hameaux qui lui ont donné son nom : Gilhac, près de Pierregourde et Bruzac, près du moulin à vent. La mairie est une bâtisse isolée, perdue au milieu des bois. Paysages contrastés et variés avec panoramas parfois étonnants.
Le Château féodal de Pierre-Gourde du XIIIe, en ruines, aujourd'hui pratiquement à l'abandon occupe un site exceptionnel. Le château seigneurial au sommet d'un piton rocheux (à plus de 600 mètres) domine en effet tout un village où les petites maisons de pierres ont été bâties sur des genres de terrasses. Il reste peu de choses du château en lui-même mis à part des lambeaux des murs du corps de logis. Mais tous les vestiges de constructions qui s'étagent sur la pente sud laissent deviner qu'il y eut là un ensemble important. Au pied du piton qui portait le donjon, on découvre les vestiges du corps de logis, de l'enceinte fortifiée et du village féodal.
Une légende raconte qu'on trouverait des boules d'or cachées dans l'ancien puits.
Le personnage qui a le plus marqué ce château est sans doute François de Barjac, seigneur de Pierregourde et chef des protestants en Vivarais, mort au combat de Mesignac, le 31 octobre 1568. François de Barjac, sire de Pierregourde, qui fut dans son temps le capitaine le plus renommé des Protestants du Vivarais, est arrivé à la postérité avec deux figures dont les traits ne sont nullement semblables : il y a en lui l'homme de l'histoire et l'homme de la tradition" Albert du Boys dans son Histoire du Languedoc (tome V)
* Pierregourde du latin "petragorda", pierre de gord, à cause de la nature friable du rocher.
- Serre de Pepyrier : A environ cinq km de Pierregourde, un panneau à droite du D. 266, indique la direction de la serre. Prendre à pied en direction du relais de télé-diffusion. Au rebord de la serre, belle vue sur le débouché de l'Eyrieux et les vergers de pêchers, Beauchastel, la plaine du Rhône, au fond le Mont Ventoux.