3 Pendant le conflit entre Britanniques et Américains (1775-1815)
3-2 Alliances et combats pendant la Guerre de 1812-1815
Les Etats-Unis d'Amérique étaient trop affaiblis par la seconde guerre d'Indépendance - Anglo-Américaine - (1812-1815) contre la couronne d'Angleterre pour songer sérieusement à s'occuper des Indiens. Seule la défaite définitive des Anglais en 1812 ouvrit la voie à une nouvelle politique Indienne aux Etats-Unis.

Déclaration de la guerre de 1812
Le 18 juin 1812, huit mois après la victoire de Tippecanoe, le président Madison déclare la guerre à la Grande-Bretagne. La guerre fut déclarée à la suite de désaccords avec la Grande-Bretagne.
- Le plus important était l'intimidation exercée sur les soldats Américains par les Anglais qui avaient attaqué préventivement le "USS Chesapeake" ce qui avait presque causée une guerre deux ans auparavant.
- De plus, les différends continuaient avec la Grande-Bretagne au sujet des Territoires du Nord-Ouest et de la frontière avec le Canada.
- Pour finir, les tentatives de la Grande-Bretagne pour imposer un blocus de la France pendant les guerres Napoléoniennes était une source constante de conflit avec les Etats-Unis.
Les États-Unis s'attaquèrent à la seule possession Britannique sur le continent, le Canada. La plupart des combats qui s'ensuivirent eurent lieu le long de la frontière. Lorsque la guerre éclate entre les États-Unis et l'Angleterre, le chef Shawnee Tecumseh, se rangea sans hésiter derrière les Anglais et conduisit ses guerriers au Canada.
• Embuscade de Brownstown
• Le 12 juillet 1812, l'armée américaine sous le commandement du général Hall franchit la "Detroit River" et envahit le Haut-Canada. Tandis que le peuple est terrorisé et que la milice s'enfuit, Tecumseh renverse la situation en montant une embuscade à Brownstown au cours de laquelle 20 soldats américains perdent la vie et les Indiens s'emparent de rapports de renseignement.
• Capture de Fort Detroit
• Sous l'influence de Tecumseh, la campagne prend un tout autre aspect. Rejoints par le général Isaac Brock, les alliés Indiens et Britanniques mettent les Américains en déroute et capturent Fort Detroit, le 16 août 1812. Hall et ses 2188 hommes se rendent. D'un coup, la menace au flanc oriental du Haut-Canada est endiguée. Pendant toute la campagne, Tecumseh mène bravement sa confédération au combat et déjoue habilement ses ennemis, en nombres supérieurs.
• Bataille de la "Maumee River"
• Le 13 mai 1813, Tecumseh remporte une victoire décisive dans le bois de Fort Meigs sur la "Maumee River" au dessus de Toledo, tenue par William Henry Harrison. Brock l'appelle le "Wellington des Indiens". "A ce que je sache, il n'est pas de guerrier plus sagace ou plus vaillant", écrit-il.
• Bataille de la Thames (Moraviantown) le 5 octobre 1813
• Les britanniques armèrent des tribus indiennes dans l'Ouest et en particulier les Shawnee menés par le chef Tecumseh. Hélas, Brock meurt bientôt au combat à Queenston. Après la victoire navale des Américains à Put-in-Bay le 10 septembre 1813, une autre armée américaine envahit le Haut-Canada.
• le 5 octobre 1813, la force de 3.500 hommes sous le commandement du général William Harrison confond Tecumseh et les Anglais sur la "Thames River" à Moraviantown. Le général anglais, Henry Proctor, s'enfuit à dos de cheval et, découragés, les Tuniques rouges rompent les rangs et capitulent.
Tecumseh a caché ses hommes dans les fourrés d'un marais et, lorsqu'un second bataillon d'Américains s'avance, les Indiens sortent du couvert et leur administre une raclée. Voulant inspirer ses troupes, Tecumseh s'élance vers l'avant, mais il est abattu d'une balle. Désormais sans chef, les hommes de Tecumseh capitulent. Heureusement, les Américains retournent à Detroit sans exploiter leur victoire de la Thames.
Le corps de Tecumseh fut transporté au loin du champ et enterré secrètement dans un tombeau qui ne fut jamais découvert. La mort de Tecumseh marque la fin de la résistance Indienne dans la vallée de l'Ohio et dans la plupart du Midlewest et du Sud. Peu après les tribus Delaware, Miami, Ojibwa (ou Chippewa) et Wyandot firent la paix avec les Américains et défaites furent déplacées au-delà du Missipippi.
• "Creek War" ou Bataille de Horsehoe Bend, 27 mars 1814
Dans la zone sud, la guerre débuta par un soulèvement des Creeks à Fort Mims, dans l'Alabama. Les Indiens tuèrent presque tous les colons du Fort, mais ils étaient irrémédiablement divisés en factions favorables ou opposées à la guerre. Le commandant de la milice du Tennessee, Andrew Jackson, en profita et, le 27 mars 1814, ses forces remportèrent une écrasante victoire sur les Indiens Creek "Red Sticks" à la Bataille de "Horseshoe Bend" (aujourd'hui en Alabama).
À la suite de cette bataille, Andrew Jackson négocia neuf des onze traités qui firent abandonner petit à petit leurs terres aux Cinq tribus civilisées (Cherokees, Chickasaws, Choctaws, Séminoles et Creeks), ainsi nommées car sédentaires et pratiquant l'agriculture. De 1814 à 1824, des membres de ces nations migrèrent volontairement.
Le traité de Fort Jakson qui suivit fit perdre 14 millions d'acres soit les deux tiers de leurs terres tribales aux Creek et mit un terme à la puissance indienne dans le Bas-Mississippi